DIDIER CAMAL, CONSTRUIRE ET S'EPANOUIR 

4 conseils de Didier Camal aux futurs entrepreneurs

 

 

       1. Soyez conscient que si votre projet n’a pas de sens il ne peut pas aboutir ! 

       2. Entourez-vous ! Ne restez pas seul !

       3. Auto évaluez-vous !

       4. Soyez cartésien (rationnel(le), logique et méthodique) !

 

 

 

 

1. Soyez conscient que si votre projet n’a pas de sens il ne peut pas aboutir ! 

 

Le sens de votre projet est une cascade d’éléments (vocation, ambition, but ultime, outils et moyens nécessaires, analyse approfondie) plus importants encore que votre business plan. 

Ce sens sera le moteur, la base solide de votre projet tandis que votre business plan sera vite dépassé, revu et modifié.

 

2. Entourez-vous ! Ne restez pas seul !

 

Il faut s’appuyer sur son entourage : la sphère privée, amicale

et professionnelle, formant un tabouret à 3 pieds, dont on doit

préserver chaque pied si l’on veut y rester bien assis.

 

Prenez soin de votre entourage proche : votre famille

et vos amis sont les piliers de votre réussite.

Informez-les de votre projet, impliquez-les et informez-les

sur ce que l’aventure entrepreneuriale implique (

horaires, stress, risques).

Réservez du temps pour eux, ressourcez-vous auprès d’eux,

ne les délaissez pas : l’équilibre entre sphère privée

et sphère professionnelle est fondamental.

 

Entourez-vous de bons conseillers : consultants, réseaux d’entrepreneurs, réseaux sociaux, relations privées ou professionnelles. Discutez, sortez de chez vous et de votre entreprise pour trouver des conseils, de l’inspiration, des idées, de l’aide, des encouragements, des outils de développement ou de nouvelles stratégies pour votre société. Ne vous isolez pas. L’aventure entrepreneuriale seul c’est assez casse-pipe !

 

Et quand les proches sont des freins ? Allez jusqu’au bout des possibilités de discussions et de compréhension en vendant bien votre projet. 

 

  • Veillez à le vendre honnêtement, avec le positif et le négatif.

 

  • En analyse transactionnelle je dirais « le vendre entre adultes » : s’assurer qu’en face de vous vous avez un adulte, que vous vous le présentez en adulte et que vous vous comprenez bien. 

 

  • Concrètement, partez de faits, soyez très factuel. Sans trop extrapoler, sans dire « je vais être riche dans 10 ans » mais en décrivant votre projet, ce que vous allez faire, comment et pour quelles raisons. 

 

  • Ensuite mettez-y de l’âme et de l’émotion, expliquez pourquoi et à quel point ce projet vous tient à cœur, en leur demandant de vous laisser la chance de vivre cette expérience. 

 

Un cas n’est pas l’autre mais si vous n’arrivez pas à convaincre votre entourage, il est utile de penser à des tiers. En règle générale, je déconseille aux gens de se lancer contre tout leur entourage très proche mais il m’est déjà arrivé de conseiller à quelqu’un de se lancer seul. C’était un cas particulier, il y avait d’autres problèmes, un réel conflit, un point de non-retour et pas d’autres possibilités.

 

3. Auto évaluez-vous !

 

Soyez conscient de vos capacités et de vos limites. Sachez qu’être entrepreneur demande certaines capacités, certaines qualités pour arriver à gérer les exigences, concessions, frustrations inhérentes à votre carrière.

 

5 qualités ou valeurs importantes pour un chef d’entreprise 

 

Persévérance

Respect

Authenticité

Courage

Passion

 

Une fois le projet lancé, l’idéal est de continuer, sans changer de cap dès les premiers et rapides écueils. Il faut avoir la ténacité de ne pas baisser les bras dans les 3 premières années, celles où l’on rencontre, inévitablement, de gros problèmes. 

 

Il faut en être conscient, s’accrocher et s’entourer tout en se donnant les moyens de garder et de retrouver la passion qui nous anime (grâce aux autres, à quelques changements contextuels, organisationnels ou à d’autres possibilités, projets, loisirs ou développements). 

 

4. Soyez cartésien (rationnel(le), logique et méthodique) !

 

Ne vous lancez pas sur la seule base de votre propre intuition.

Il faut aborder cette aventure avec une analyse approfondie du projet

et ne pas laisser toute la décision au seul plan intuitif ou émotionnel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5 questions posées par Didier Camal

à ceux qui décident de quitter leur entreprise

 

 

 

1. Pourquoi arrêtez-vous ? 

 

Assurez-vous d’arrêter pour de bonnes raisons : vous arrivez à l’âge de la pension et plus, vous voulez vous lancer dans un nouveau projet, passer à autre chose, etc.

 

Il arrive de vouloir arrêter pour de mauvaises, de fausses raisons qui cachent un autre problème : le ras-le-bol de la gestion des ressources humaines est un grand classique.

 

Certains, en revanche, en ont marre de leur entreprise mais ne savent pas pourquoi. Il est important d’en trouver les raisons exactes parce qu’il y en a toujours. Cette introspection conduira l’entrepreneur à se poser une autre question : 

 

2. Êtes-vous sûr de vouloir quitter votre entreprise ? 

 

En ciblant les problèmes et en trouvant des solutions, évolutions, développements ou réductions possibles, il arrive qu’un entrepreneur change d’avis et retrouve l’envie, tout en se donnant les moyens, de relancer son activité.

 

3. Tout arrêter ou assurer une continuité ? 

 

La voie royale de la cession d’entreprise est d’avoir, en interne, le candidat idéal : quelqu’un qui maîtrise l’entreprise et ses performances, qui connait tout le monde, qui a l’envie et le potentiel d’être entrepreneur.

 

4. Si vous remettez votre entreprise pour une autre, quelle sera-t-elle ?

 

Vous voulez passer à une autre société mais est-ce que vous avez déjà une cible ? Est-ce que vous savez quel type de société vous recherchez ? Quel serait votre mouton à 5 pattes ? Vous n’êtes pas heureux dans votre entreprise actuelle, que voudriez-vous d’autre ? Dans quel secteur pourriez-vous vous épanouir ? Quelles sont vos qualités ?

 

Ici encore, une nouvelle introspection est nécessaire : une auto-évaluation pour que vous soyez conscient de vos qualités et de vos défauts, de votre potentiel et de vos souhaits. Consultez votre entourage comme un jeune entrepreneur.

 

5. Qu’allez-vous faire après ?

 

Il est important de savoir ce que vous voulez

et ne voulez pas pour la suite.

 

Pour la suite, il faut savoir ce qu’on veut,

même si c’est pour être rentier ou pour une année

sabbatique :

 

il faut toujours réfléchir à ce que l’on va faire après.

C’est une question importante, pour ne pas tourner

en rond et vous retrouver inactif du jour au lendemain

sans préparation.

 

Un tel changement de rythme et de vie peut être mal vécu, tant par l’entrepreneur que par son entourage.

 

Veillez à rester actif, physiquement et intellectuellement, de façon ludique (sport, jeux, famille, peu importe, pourvu que cela remplisse vos journées) ou professionnel (consultant externe, conseiller d’entreprise, aide aux starters ou aux entrepreneurs en difficulté, partage d’expériences auprès de l’asbl Maria T, etc.).

 

 

Didier Camal : un (ou plusieurs) parcours d’entrepreneur

 

 

Je suis Didier Camal.

J’ai 54 ans, j’ai déjà eu plusieurs vies et encore de nombreux objectifs.

 

(1986-1989)

 

J’ai commencé ma carrière un peu par hasard : Paris, mon cousin

et Chroniques du XXème siècle. 

 

À la fin de mes études en Administration des Affaires à l’Université

de Liège, bien que très bon en anglais, j’avais des lacunes

en néerlandais. Lacunes que mon père, entrepreneur dans la distribution

de produits laitiers, me poussait à combler avant mon service militaire

en proposant ma candidature à ses partenaires Hollandais.

 

En attendant leurs réponses, un rendez-vous avec mon cousin m’a convaincu

de prendre une autre direction, vers Paris, dans la maison d’édition qu’il venait de lancer :

 

Le contexte : à cette époque, les premiers ordinateurs à disquettes souples de la société IBM avec le logo de Charlie Chaplin connaissaient un succès grandissant.

 

L’opportunité : un cousin était en train de lancer les chroniques du XXème siècle avec des auteurs, écrivains et journalistes qui ne connaissaient pas le PC. Il lui fallait quelqu’un pour leur expliquer ce que c’était, comment ça fonctionnait, comment encoder et sauver un fichier et l’envoyer à la maison d’édition.

 

Mes débuts : j’y ai travaillé un mois, deux mois, trois mois, puis à la fin du troisième mois, mon cousin m’a proposé d’aller aux USA pour le développement de cette chronique de 1360 pages, en tant que directeur de production. Personne d’autres ne voulait y aller. J’ai accepté la mission pour un mois, ce mois a duré un an. J’ai ensuite dû revenir pour faire mon service militaire mais je me suis arrangé pour pouvoir, pendant ce temps, continuer à travailler pour les versions anglaises des Chroniques. 

 

Au bout d’un an et après mon service militaire on m’a proposé de poursuivre les Chroniques en Australie.

 

 

Trois événements marquants m’ont fait changer de cap : 

 

  • La société Chroniques souffrait de tensions entre ses actionnaires, Larousse et Robert et je n’étais pas optimiste quant à mon avenir là-bas.

  • Mon père a fait un infarctus et un membre de son personnel m’a demandé de venir les aider.  avait une entreprise de fabrication et de distribution de produits laitiers, et il avait eu quelques soucis de santé. Son personnel me faisait comprendre que ma présence dans sa société serait bien utile.

  • Mon ex-future épouse n’était pas du tout favorable à un départ en Australie.

 

J’ai décidé d’arrêter Chronique et de rejoindre l’entreprise familiale. 

 

 

 

 

 

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